Débat International

Un peu d’histoire

Le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, en 1992, est la première grande manifestation dont beaucoup parmi nous ont entendu parler. Des dizaines de personnalités, Présidents, Rois, Ministres, des centaines d’ONG participèrent à cet immense rendez-vous écologique. De cette manifestation internationale relayée par les médias du monde entier, naquit un document essentiel : l’Agenda 21. L’Agenda 21 décrit les lignes générales des actions que doivent mettre en oeuvre les pays membres de l’ONU afin de préserver l’environnement, la planète. Deux années plus tard, l’ONU organisait la 1ère Conférence des Parties (COP en Anglais), qui réunissait les délégations politiques responsables du changement annoncé.

C’est en 2009, lors de la célèbre COP15 de Copenhague, que ces idées sont largement revenues dans la société civile. Cette même année, les Brahma Kumaris ont obtenu le statut d’ONG observatrice dans le cadre de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC, plus connue sous son acronyme anglophone, UNFCCC). Depuis 2009, une délégation de l’organisation Brahma Kumaris participe à la COP annuelle qui se déroule tous les ans sur un continent différent, entre fin novembre et début décembre.

Le Protocole de Kyoto au centre du débat

Le Protocole de Kyoto a été signé le 11 décembre 1997 lors de la COP3, à Kyoto, au Japon. Il est entré en vigueur le 16 février 2005, ratifié par 168 états membres des Nations Unies. Ces derniers s’engageaient à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre entre 2008 et 2012, pour les ramener au niveau des émissions de 1990.

On mesure les émissions de CO2 d’un pays principalement à partir de sa consommation de matières premières fossiles, celles qui génèrent des gaz à effet de serre. De toute évidence, le Protocole de Kyoto est plus contraignant pour les gros pollueurs. Ce qui explique pourquoi les Etats-Unis, par exemple, pollueur n°1 jusqu’en 2011, n’ont jamais voulu ratifier le traité. De son côté, la Chine, aujourd’hui considérée comme un pays avancé pour sa dynamique environnementale, a néanmoins supplanté les USA à la place de pollueur n°1 de la planète. Mais du temps où le Protocole de Kyoto fut rédigé, la Chine appartenait à une catégorie d’états considérés « en voie de développement », ou encore « peu ou non industrialisés » – les grands méchants étant ceux qui polluaient depuis des décennies, l’Europe et l’Amérique du Nord. Au regard du temps écoulé, la Chine, l’Inde ou encore le Brésil, ne sont pas de gros pollueurs, leur participation au désastre environnemental est récente.

La COP15 de Copenhague (2009) fut médiatisée à l’échelle planétaire car elle marquait le compte-à-rebours du Protocole de Kyoto. Pour de nombreuses raisons (catastrophe, politique, consommation, faim mondiale, inégalités, etc.), les médias s’emparèrent du sujet. Mais depuis le 1er janvier 2013, le Protocole de Kyoto appartient au passé. Il n’existe plus d’accord contraignant pour aucun des partis. Les pays signataires ont-ils tenu leur engagement de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre avant le 31 décembre 2012? Le saurons-nous un jour?

Que se passe-t-il pendant une COP ?

Les rencontres internationales coordonnées par la Conférence Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (en Anglais : United Nations Climate Change Conference – UNFCCC) comprennent plusieurs manifestations :

  1. L’assemblée générale des Nations Unies où sont représentés les états membres. La salle accueille environ 2000 personnes, dont 200 avec micro, pupitres et écouteurs, comme on les voit à la télévision. La deuxième partie de la salle est réservée à la presse et la troisième partie aux représentants des ONG ayant le statut « d’observateur ».
  2. Le hall des ONG ayant le statut d’observateur est d’une taille proche du grand hall du Salon de l’Automobile. Les ONG accréditées y ont un stand où elles présentent leurs activités, leurs positions, leur bilan, et surtout leurs recommandations… C’est dans des salles attenantes à ce hall que se déroulent les conférences parallèles, les « side-events », elles aussi coordonnées par le secrétariat général. Il y en a au moins une vingtaine chaque jour. Des ONG et des personnalités politiques interviennent sur les divers sujets au centre de la conférence générale. L’accès à l’Assemblée Générale et à ce hall des ONG accréditées passe par une procédure de sécurité semblable à celle des aéroports. Dans les allées, on voit régulièrement des manifestations d’ONG sensées captiver l’attention des médias et des politiques.
  3. Le Forum des ONG rassemble de nombreuses ONG qui ont ou n’ont pas le statut d’observateur, dans un espace libre d’accès au  public. Ce hall se situe généralement dans une autre partie de la ville. Il est dédié à la société civile.
  4. Les conférences non-officielles, qui ne sont pas programmées par le secrétariat général. Il y en a plusieurs dizaines par jour, certaines sont passionnantes. On y rencontre des personnalités telles qu’Annie Leonard, Vandana Shiva et beaucoup d’autres.
  5. Des rencontres privées réunissent des ONG partageant des motivations communes

Histoire politique de la prise de conscience environnementale depuis Rio 1992 :

Conférence de B.K. Jayanti Kirpalani : Spiritualité et Ecologie