La société civile en action

Le Sommet de Rio de 1992 a ouvert la porte sur un grand espoir. En 2015, un quart de siècle se sera presque écoulé. Quel bilan tirer de cette volonté environnementale planétaire, avec en point de mire Paris et la COP21 ?

De l’Agenda 21… 

Le document né du Sommet de la Terre (Rio de Janeiro, 1992) est l’Agenda 21 (un programme d’actions pour le 21ème siècle). Ce texte d’environ 350 pages  répertorie dans le langage des institutions internationales, les actions à mettre en place afin d’enrayer l’impact négatif de l’activité humaine sur la Planète (une pollution massive). Il accorde la priorité à 3 domaines :

  1. la lutte contre la pauvreté,
  2. la durabilité,
  3. la protection de l’environnement.

Faut-il souligner que le mode de vie moderne du Nord est la principale cause des problèmes que l’Agenda 21 propose de résoudre ? Tandis que le texte laisse toute latitude aux parties prenantes quant à la forme à donner à leur engagement. Il identifie les groupes chargés de prendre en main le changement nécessaire :

  1. les femmes,
  2. les enfants et la jeunesse,
  3. les populations natives,
  4. les Organisations Non-Gouvernementales
  5. les gouvernements locaux,
  6. les travailleurs et les syndicats,
  7. le commerce et l’industrie,
  8. la science et la technologie.

Le Sommet de la Terre fut suivi de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui reprend la Déclaration de Rio (1992) à laquelle s’est ajouté le Protocole de Kyoto (COP3, Kyoto – signé le 11 décembre 1997). Ce sont les deux axes principaux des négociations lors des Conférences des Partis qui se déroulent en fin d’année (les COP).

Le Protocole de Kyoto est entré en vigueur le 16 févier 2005, 13 ans après le Sommet de Rio; il a pris fin le 31 décembre 2012 après la COP18 (Doha, Qatar). Il imposait des réductions d’émissions de gaz à effet de serre (GAS) au pays du Nord, jugés responsables de la catastrophe écologique.

… à la COP21-Paris 2015

La planète se dirige-t-elle vers une catastrophe écologique ? Quelle que soit la réponse, la dévastation à laquelle nous assistons au quotidien a plusieurs causes profondément liées, parmi lesquelles :

  • la perte des valeurs dans les relations entre d’une part les humains, et d’autre part entre les humains et les animaux, les végétaux et les minéraux,
  • la croissance de la population mondiale,
  • le bouleversement du mode de vie depuis le début de l’ère industrielle (fin du 19ème siècle) à travers 3 comportements : 1) la production jusqu’à l’extrême, 2) la consommation frénétique, 3) la rentabilité, l’enrichissement des investisseurs.

Nous mesurons aujourd’hui l’impact de cette logique aveugle sur l’air, l’eau, la terre et tout ce qu’ils contiennent. Plus d’un milliard d’âmes appartiennent à cette culture; elles sont principalement dans les pays du Nord ; tandis que leur nombre ne cesse de croître dans les pays du Sud qui la prennent pour modèle.

A ce jour, l’humanité s’est montrée impuissante pour enrayer la pollution massive qu’elle génère, dont elle est victime avec les autres systèmes. Si l’on mesurait l’évolution de la morbidité de l’espèce humaine (et des autres formes de vie), nous comprendrions combien notre mode de vie nous a entraînés au-delà des limites du bon sens.

Le scénario est celui d’un suicide collectif digne des romans de science-fiction les plus sombres. L’humanité inerte serait-elle victime du célèbre syndrome de la grenouille ?

Agir maintenant !

Pourquoi y a-t-il eu un tel délai entre le Sommet de la Terre (1992), la signature puis la ratification du Protocole de Kyoto (2005) ? Les politiques décidèrent-ils de négocier la survie de la Planète, accordant la priorité au développement, à la croissance, au schéma économique de la culture industrielle et financière.

A la fin des années 2000, les parties prenantes comprirent qu’il était urgent de trouver une suite au Protocole de Kyoto, qui prenait fin le 31 décembre 2012. La CCNUCC lança alors de nouvelles négociations. Une première étape fut franchie avec la Feuille de Route de Bali en décembre 2007. En 2009, la célèbre COP15 de Copenhague devait aboutir sur une prolongation ou un nouveau traité; ce thème revint lors des COP suivantes, sans réel succès.

Vingt ans après le Sommet de la Terre, il n’existe plus d’engagement contraignant pour les états vis-à-vis de leurs émissions de GAS. Chacun met en œuvre les actions qui lui semblent opportunes et justifient de son engagement selon les critères dont il dispose. Parallèlement, la dévastation de la nature a empiré dans des proportions apocalyptiques depuis 1990, année de référence des émissions de GAS pour le Nord (Protocole de Kyoto). Tandis qu’au Sud, la Chine, l’Inde, le Brésil et beaucoup d’autres pays émergents, non-concernés par le Protocole de Kyoto, atteignent aujourd’hui des taux de pollution et d’émission de GAS qui dépassent ou équivalent ceux des pays les plus riches.

La voix de la SOCIÉTÉ CIVILE

Face à cet échec d’enrayer le désastre écologique, la SOCIÉTÉ CIVILE, c’est-à-dire, chaque personne vivant sur cette Planète est en droit de faire entendre sa voix – notamment à travers les groupes définis par l’Agenda 21 (voir ci-dessus). Nous n’avons désormais aucune garantie que les dirigeants prendront les décisions qui s’imposent. La responsabilité du virage que doit accomplir la civilisation du 21ème siècle afin d’enrayer le désastre écologique qu’elle a engendré, repose essentiellement sur l’engagement de la SOCIÉTÉ CIVILE.

La SOCIÉTÉ CIVILE doit exprimer formellement à ceux qu’elle a élus, son refus catégorique de négocier l’avenir de la Vie sur Terre.  

Dans cette perspective, toutes les personnes et organisations de la SOCIÉTÉ CIVILE sont invitées à s’exprimer en participant à l’initiative

natureconnectcop21

LogoNCC21-4Bleu

La voix de la SOCIÉTÉ CIVILE planétaire.